Deux jours au Rajasthan avec Munmun

Comme prévu ce weekend je me suis rendue dans la ville Rose. Non je ne suis pas retournée à Toulouse mais bien à Jaipur capitale de l’état du Rajasthan également appelée Pink City pour ces façades rosâtres.

Jaipur n’est qu’à 250 kilomètres de Delhi mais requiert bien 5 heures de trajet.
En temps normal je ne suis pas fan des longs voyages en voiture, surtout par cette chaleur,36° annoncés à l’ombre en ce début printemps, sachant qu’il n’y a pas d’ombre en fait, ce ne sont pas les Bougainvillier qu’on trouve un peu partout au bord de la route qui vont en faire, d’autant plus qu’on avait pas de clim’.
Mais à six (Trois indiens : Munmun , sa maman et Prajesh, un couchsurfer turque, deux français et bien sûr notre chauffeur) dans une jeep traversant les terres arides et les montagnes rocailleuses de la chaîne d’Aravalli, on ne s’ennuie pas une minute. Les paysages sont magnifiques, tellement dépassants, je m’émerveillais de la vue des paysannes en sari portant leurs fagots sur la tête, des paysans transportant leur équipement en dromadaire, des cases en terre des villages.

 

En plus j’en ai profité pour apprendre à compter jusqu’à 10 en Hindi et pour apprendre beaucoup sur l’Inde grâce à Mun qui en parle comme personne. C’est vraiment génial de voyager avec des gens de différents pays, je me suis également rendue compte à quel point j’étais inculte notamment au sujet de la Turquie et du coup j’ai envie de m’y intéresser, ça ouvre vraiment l’esprit.

Bref, approchant Jaipur les habitations des pauvres remplacent les cases des paysans. Les gens vivent dans leur petite maison entassés sur le bord de la route.
Enfin pour le moment pas d’arrêt à Jaipur, nous passons la ville pour nous rendre à Ajmer, une petite ville de 500 000 habitants à majorité musulmane qui possède l’un des (si ce n’est le) plus grands lieux de culte islamique du pays: Dargah Shareef. Il est constitué de plusieurs batiments en marbre blanc (donc les carrières pululent aux alentours), d’une mosquée construite par l’empereur Moghol Sha, de cours et de la tombe de je ne sais plus quel saint.

Munmun, pourtant hindouhiste, voulait absolument nous y emmener.
C’est vrai que c’est une chose à faire mais j’aurai préféré être une petite souris pour tout observer plutôt qu’une jeune occidentale pas à l’aise du tout sous sa dubata.
Cela dit, la ville était très pittoresque, des rues étroites pleines d’échoppes d’artisants, d’étalages de nourriture et de gens de partout (normal c’est l’Inde).

 

Après ça nous sommes allés admirer le coucher de soleil sur le lac sacré de Pushkar.

Alors Pushkar c’est un vrai repère pour babas occidentaux. On y croise énormément de blancs dreadlockés.
Les rues sont pleines de boutiques attrapes-hippies, d’ailleurs pour moi un hippie est quelqu’un qui rejette cette société de consommation mais bon… je vais pas chercher à comprendre.
C’est une petite ville très paisible, pas un bruit au bord du lac ça fait très bizarre quand on a l’habitude de la cohue de Delhi.
Enfin l’offensive des moustiques débutant, il est temps de se rendre au temple pour nourrir Bramah. Pour ma première fois dans un temple hindou je n’ai aucune idée de ce que je dois faire, je suis donc Prajesh et fais comme lui : je fais sonner une cloche, prends des « bonbons », fais le tour de la statue, pose mon front devant une autre avant de mettre ces mêmes bonbons dans la bouche d’un cochon (‘fin d’une statue de cochon) en gardant un peu pour moi parce qu’on a le droit de les manger et c’est bien meilleur qu’un Ostie, je comprends que les gens aillent au temple!
La journée se termine donc par cet instant de spiritualité intense, la vue de quelques Sâdhus et deux vaches qui se battent animant ainsi le village.

Le lendemain matin nous nous rendons là haut sur la colline (avec un petit bouquet d’églantine, zaï zaï zaï zaï tutututu zaï zaï zaï zaï tutututu…pardon je craque c’est le soleil…) pour visiter un fort et surtout profiter du paysage grandiose et de ce qu’on pourrait appeler la grande muraille d’Inde, ça ressemble à la muraille de chine mais c’est rose et en Inde.

Puis nous sommes allés visiter un palais lui aussi sur le flanc d’une colline. Les garçons y sont montés en éléphant, perso j’ai pris la jeep personne voulait monter avec moi sur un autre éléphant.

 

 

Avant de reprendre la route pour Delhi, nous passons chez la tante de Munmun pour boire un thé les gens sont tellement accueillants ici, c’est génial.
On a bien fait de prendre des forces avant de repartir, on n’aurait jamais imaginé mettre près de huit heures pour rentrer à Delhi (oui oui la distance est la même au retour pourtant). Mais bon une divinité quelconque devait jouer aux « Mille bornes » ave notre jeep, je ne vois pas d’autre explication. Manque de bol nous sommes tombés deux fois sur la carte « Crevaison » et une fois sur la carte « Panne », par chance elle possédait dans son jeu la carte « As du volant ».

Bref comme nous avons intégré l’esprit indien, nous sommes restés calmes et détendus le temps des réparations et sommes rentrés à Delhi à 3 a.m dans la joie et la bonne humeur.

Enfin suite à cet article vous pouvez penser que l’Inde c’est merveilleux mais avec nos têtes de touristes nous étions constamment solicités par les mendiants qui sont encore ommiprésents dans ce pays si riche culturellement mais parfois si pauvre en termes financiers.
Des femmes et leur bébé (enfin il parait que ce n’est pas toujours le leur mais ça marche mieu avec un bébé dans les bras), aux fillettes qui veulent échanger 1$ contre quelques roupies en passant par les infirmes qui, assis sur leur planche à roulette ou se trainant par terre, frappent aux portes des voitures sur les parkings réclamant de l’argent pour s’acheter des chapatis.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *