Les brèves d’Amsterdam #1

#1 – de la péniche à un flot de briques

Notre premier abri Amsteldamois, c’était un étroit et bien bas rafiot, une péniche louant de très sommaires chambres aux touristes.

Elle laissait les ondes fluviales nous bercer pour oublier la tempête intérieure, l’écume de nos esprits brassées les décisions à prendre de ces dernières semaines :  tout quitter, ou non, continuer à suivre une carrière toute tracée dans des mastodontes français ou tenter de vivre selon nos idéaux, aller vers de nouvelles rencontres ou renforcer les amitiés bien installées.

Mais, le hublot de notre cabine avait beau être à peine plus grand que ma petite tête, nos perspectives n’étaient pas moins très larges. Nous étions là pour lancer notre nouveau départ, prendre le large, quitter la France pour s’installer pour de vrai dans un pays barbare.

De là, nous distinguions des “skyscraper” mais, bien que nous faisions face au gigantisme de la bibliothèque centrale et du conservatoire d’Amsterdam, les skyscraper n’étaient que les drapeaux accrochés aux mâts des bateaux et non des tours surmontées d’une enseigne du capital. Pour s’élever dans Amsterdam c’est donc par le biais de la culture qu’il faudra le faire, c’est elle la reine dans ce centre ville qui dispose des bâtiments les plus imposants, qu’ils aient 300 ans ou qu’ils soient hyper modernes. Tout cela était de bonne augure.

Deux semaines que nous sommes à Amsterdam. L’impression que la peniche de nos debut a largué les amarres et que l’expérience de la cale métallique et humide du bateau est deja loin. Notre chambre n’est pas très grande, ni très chaude, mais au moins nous ne dormons plus sur des lits superposés et n’avons plus a nous contorsionner pour rentrer chez nous quoique les escaliers des immeubles néerlandais semble toujours étroits. Ici rien ne tangue  et la seule eau que l’on entend s’écouler est celle des radiateurs. Van Spilbergen Straat est un porte-conteneurs d’immeubles uniformes, mais charmants, en brique et aux boiseries blanches. Le cri des mouettes accompagne encore parfois notre réveil, celui que des chats plaintifs ou bagarreurs trainant dans le jardin sur lequel donne notre balcon ont déclenché.

Notre nouvel horizon s’appelle De Barsjes, et nous ne savons toujours pas en prononcer le nom.

2 commentaires pour “Les brèves d’Amsterdam #1

  1. je vous souhaite une excellente nouvelle vie pleine de découvertes humaines et autres, même si les débuts seront sûrement un peu compliqués
    je vous embrasse

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